GNV débute ses liaisons entre Sète et Nador

Le ferry Majestic à Sète 
crédits : PORT DE SETE
12/06/2012

La compagnie italienne Grandi Navi Veloci a ouvert son nouveau service entre Sète et le Maroc. Les ports de Tanger et Nador sont desservis une fois par semaine, avec un départ de Sète le mercredi pour Nador, avec le ferry Fantastic, alors que le Majestic quitte le port languedocien le samedi pour rallier Tanger. Les durées de ces traversées sont respectivement de 26 et 36 heures, auxquelles il faut ajouter 2 heures pour les manoeuvres portuaires. Construit en 1996, le Fantastic mesure 188 mètres de long pour 28 mètres de large. Doté de 373 cabines, ce navire, capable d’atteindre la vitesse de 23 noeuds, peut embarquer 2033 passagers et 760 véhicules. Datant de 1993, le Majestic présente les mêmes caractéristiques, à l’exception du nombre de cabines (341) et de la capacité en passagers (1790).

Grandi Navi Veloci a inauguré sa première ligne au Maroc en 2007. En plus des nouvelles rotations depuis Sète, la compagnie propose désormais trois départs hebdomadaires de Gênes et Barcelone vers Tanger. En tout, GNV offrira chaque semaine jusqu’à 16 départs à destination et en provenance du Maroc.

COMARIT-COMANAV
LES RAISONS D?UN NAUFRAGE ANNONCÉ

UNE SUCCESSION D?ERREURS STRATÉGIQUES DU MANAGEMENT
BEAUCOUP DE CONCURRENCE ET PAS D?AGRESSIVITÉ COMMERCIALE
LES COMPAGNIES MAROCAINES, ENGLUÉES DANS DES SCHÉMAS ARCHAÏQUES

Comarit-Comanav Les raisons d?un naufrage annoncé

Info L’Economiste
Avant la crise, la Comarit détenait presque 50% de l?offre transport maritime des voyageurs. Elle opérait sur 7 lignes maritimes partant de Tanger Med, Tanger ville, Nador et El Hoceima à destination d?Algéciras, Sète, Gène et Almeria. Elle jouissait d?ailleurs de l?exclusivité sur les liaisons Tanger Med-Sète et Nador-Sète.

Le groupe Comarit-Comanav est à l?agonie. S?il coule, le groupe sera l?une des faillites les plus retentissantes de l?histoire de l?économie nationale. La situation est critique depuis le début d?année suite au blocage des bateaux de la société dans les ports européens. L?espoir de voir régler le problème pour la haute saison, s?est éteint en avril dernier lorsque le plan de sauvetage piloté par Toufik Ibrahimi ex PDG de la Comanav a essuyé le refus des banques pour un plan de restructuration des dettes.  Ce dernier avait mis en place une société spécialisée dans le transport maritime qui devait se substituer à Comarit-Comanav pendant la saison estivale. Une négociation de la dernière chance est actuellement menée pour une ultime tentative de renflouement de l?entreprise (voir articles pages 4 & 5). En attendant, à partir du samedi 9 juin, le dernier navire de la compagnie (Bissat) naviguant sur la ligne Tanger ville-Tarifa n?était plus autorisé à exploiter la ligne: La durée de la concession accordée par l?administration espagnole a expiré. Etant acquis dans le cadre d?un contrat leasing, le Bissat n?avait pas  été jusqu?ici saisi par les créanciers du groupe.
Le retour des MRE durant la saison estivale (l?été représentant près de 50% du transit annuel des passagers)  se passera néanmoins dans des conditions décentes. L?armateur italien « Grandi Navi Veloci » (GNV), a obtenu l?autorisation provisoire des autorités marocaines pour reprendre les liaisons maritimes Sète-Tanger Med et Sète-Nador, assurées par le groupe Comarit-Comanav Ferry. Un triste dénouement pour cette compagnie et pour les milliers de MRE du fait du lien sentimentale conférée au retour au pays à bord d?un navire battant pavillon national. Comment en est-on arrivé là ? Selon nos investigations, l?endettement de la compagnie serait dû à un effet de boule de neige, une succession d?opérations stratégiques mal maitrisée. Des erreurs de gestion qui ne pouvaient que faire couler la compagnie.
Selon des sources proches du dossier, le management de la société avait multiplié les bourdes tout au long des cinq dernières années. A commencer par le rachat des parts des Norvégiens Fred Olsen dans la Comarit (55% du capital) en 2008. Le PDG du groupe, Ali Abdelmoula, s?était associé dans les années 80 à la société norvégienne pour donner un coup de fouet à son activité. La cession des dites parts en 2007 s?est faite pour l?équivalent de 700 millions de dirhams et aurait affaibli la stabilité financière du groupe.
Quelques mois plus tard, la Comarit procède également au rachat de la Comanav Ferry. Le groupe Comanav a été privatisé en 2007, après le rachat des participations de l?Etat par le groupe français CMA-CGM. Celui-ci a scindé l?entreprise en deux pôles : un pôle fret et un pôle ferry. En février 2009, la Comarit est devenue actionnaire majoritaire dans la Comanav après le rachat de la part ferry du groupe français pour l?équivalent de 80 millions d’euros (près de 900 millions de DH). Selon les professionnels, il s?agissait là d?une mauvaise opération pour le groupe qui a hérité de facto d?une demi-douzaine de bateaux âgés et aux coûts de maintenance démentiels. Par cette acquisition, la compagnie a également hérité du personnel de la filiale qui représentait plus que les effectifs qu?elle employait à l?époque. Les conséquences de cette opération ont été fatales pour la Comarit qui s?est lancée dans une lourde et tardive restructuration dont l?axe majeur était la réduction des effectifs. Dans la foulée de ces opérations, et malgré une situation financière chancelante, la compagnie a procédé à la construction d?un nouveau siège à Tanger et à l?installation de la station Cap Radio, supposant un investissement de plusieurs millions de DH.
Enfin en 2010,  la Comarit soumissionne à un appel d?offres de l?Autorité Portuaire de la Baie d?Algésiras (APBA) pour disposer d?un quai au port de Tarifa en vue d?exploiter la ligne maritime « Tanger ville-Tarifa ». La seule compagnie opérant sur cette liaison jusqu?ici était le groupe FRS. Cette opération nécessitait un investissement important lié  au coût de la concession du quai accordé pour une durée de 2 ans. En outre, cette intégration supposait l?acquisition de deux navires à grande vitesse pour faire face à la concurrence de l?opérateur existant. Comarit a acquis  les deux navires : Boraq et Bissat, pour 10,9 millions d?euros chacun.
De surcroît, «le secteur du transport maritime au Maroc a été marqué par une conjoncture difficile durant les dernières années», témoigne un armateur. En Méditerranée, les compagnies marocaines Comarit, IMTC et FRS Maroc devaient faire face à une concurrence très rude menée notamment par Acciona, Balearia, FRS Iberia et GNV, pour ne citer que les principales.  Ces sociétés disposant de flottes beaucoup plus modernes et des équipes bien rodées, réussissent naturellement de meilleurs taux de remplissage. En outre, le secteur a dû s?adapter à une hausse continue du carburant depuis 2007, multipliant au passage les difficultés des armateurs. Autre raison souvent invoquée : les prix de plus en plus attractifs des avions low-cost, a motivé beaucoup de clients à changer leurs habitudes de transport. Selon les échos du marché, certaines sociétés nationales tiennent encore bon, mais seraient déjà dans le rouge. A qui le tour?

Manque d’agressivité

La Comarit est-elle la seule à blâmer pour cette situation ? Pour l?essentiel, sans aucun doute. Mais dans le secteur, des voix s?élèvent pour reprocher aux pouvoirs publics d?avoir dilué l?avantage accordé au pavillon national. La stratégie mise en place par l?ex ministre de l’Equipement et des Transports, Karim Ghellab prônait la libéralisation du transport des marchandises et des voyageurs. Ce qui tranchait avec la politique de traitement au «cas par cas» qui favorisait à l?époque l?entreprise nationale face aux compagnies étrangères. «Force est de constater que face à la concurrence, les armateurs marocains sont restés sur des schémas archaïques», explique un expert. Cette situation a porté par la même occasion un coup fatal à la flotte maritime commerciale du pays qui n?est plus aujourd?hui que de 23 navires alors qu?elle frôlait la cinquantaine dans le début des années 2000 et bien plus dans les années 80.  A croire que le problème de la Comarit n?est qu?un mauvais présage de ce qui attend le secteur dans les prochaines années.

 Ayoub NAÏM

تعليق واحد

  1. 2012/12/06
    فتحت شركة الايطالية غراندي نافي قلادة Veloci خدمتها الجديدة بين سيت والمغرب. موانئ طنجة والناظور والخدمات مرة واحدة في الأسبوع، انطلاقا من سيت إلى الناظور يوم الأربعاء، مع العبارة رائع، في حين يترك لانغدوك مهيب الميناء يوم السبت لحشد طنجة. على فترات من هذه المعابر هي على التوالي 26 و 36 ساعة، مع وجود 2 ساعة إضافية للميناء المناورات. بني في عام 1996، ورائع قياس 188 مترا طولا و 28 مترا. يمكن أن يضم 373 كشك، هذه السفينة، وقادرة على بسرعة 23 عقدة، وتحمل 2033 راكب و 760 سيارة. التي يرجع تاريخها الى عام 1993، ومهيب لديه نفس الخصائص، باستثناء عدد من الحجرات (341) والقدرة على نقل الركاب (1790).

    افتتح غراندي نافي قلادة Veloci خط للمرة الاولى في المغرب في عام 2007. بالإضافة إلى دورات جديدة من سيت، وتقدم الشركة الآن ثلاثة المغادرين الأسبوعية من برشلونة إلى جنوى وطنجة. في كل شيء، وسوف تعمل بالغاز الطبيعي تقديم ما يصل إلى 16 المغادرين الأسبوعية من وإلى المغرب.
    Comarit-COMANAV
    الإعلان عن أسباب غرق

    سلسلة من الإدارة الإستراتيجية في أخطاء
    ليس هناك الكثير من المنافسة والتجارة عدوان
    الشركات المغربية، غارقة في أنماط عفا عليها الزمن

    معلومات الايكونومست
    قبل اندلاع الأزمة، عقد Comarit ما يقرب من 50٪ من المعروض من ركاب النقل البحري. تشغيلها على خطوط النقل البحري 7 بدءا من طنجة، مدينة طنجة والناضور والحسيمة متجهة الى الجزيرة الخضراء، سيت، جين والميريا. انها تتمتع أيضا التفرد على طرق طنجة المتوسطي، الناظور وسيت سيت.

    وComanav المجموعة Comarit يحتضر. إذا كان يعمل، سوف تكون المجموعة واحدة من أسوأ الإخفاقات في تاريخ الاقتصاد الوطني. الوضع حرج منذ بداية السنة التالية لمنع وصول زوارق المجتمع في الموانئ الأوروبية. على أمل أن المشكلة بالنسبة لموسم الذروة، وافته المنية في شهر أبريل الماضي عندما تحولت خطة الانقاذ بقيادة الرئيس السابق الرئيس التنفيذي لشركة Comanav الابراهيمي توفيق باستمرار من قبل البنوك لخطة إعادة هيكلة الديون. وقال انه على تأسيس شركة متخصصة في مجال النقل البحري التي كانت لتحل محل Comarit Comanav-موسم الصيف. وتجري مفاوضات اللحظة الاخيرة في محاولة أخيرة لانعاش شركة (انظر المواد على صفحات 4 و 5). وفي الوقت نفسه، اعتبارا من يوم السبت، 9 حزيران كانت السفينة الأخيرة من شركة (بساط) تصفح مدينة طنجة طريفة، لم يعد يسمح لتشغيل الخط: مدة الامتياز التي تمنحها الاسبانية انتهت . قد يتم الحصول عليها بموجب عقد التأجير، وعدم بساط ضبطت سابقا من قبل الدائنين للمجموعة.
    وعودة المغاربة المقيمين في الخارج خلال موسم الصيف (صيف يمثلون حوالي 50٪ من ركاب الترانزيت سنويا) ومع ذلك يحدث في ظروف لائقة. فاز صاحب الايطالية “غراندي نافي قلادة Veloci” (CNG)، والترخيص المؤقت من السلطات المغربية لاستئناف الشحن الروابط سيت، طنجة المتوسطي والناظور سيت، التي يؤديها فيري Comanav المجموعة Comarit. نهاية حزينة لهذه الشركة وعلى الآلاف من التوعية من مخاطر الألغام بسبب رباط عاطفي الممنوحة للعودة إلى ديارهم على متن سفينة ترفع العلم الوطني. كيف حدث هذا؟ وفقا لتحقيقاتنا، من مديونية الشركة سيكون لها تأثير كرة الثلج، سلسلة من الصفقات الاستراتيجية يتقن سيئة. أخطاء الإدارة التي يمكن أن تعمل فقط في الشركة.
    وفقا لمصادر مطلعة على المسألة، وكان اخطاء ادارة الشركة تضاعفت خلال السنوات الخمس الماضية. بدءا من الخلاص من أسهم في Comarit النرويجي اولسن فريد (55٪ من رأس المال) في عام 2008. وكان الرئيس التنفيذي لمجموعة علي عبد المولى، وانضم في ال 80 للشركة النرويجية لإعطاء دفعة قوية لأعمالها. تم نقل هذه الأسهم في عام 2007 مقابل ما يعادل 700 مليون درهم، وسوف أضعفت الاستقرار المالي للمجموعة.
    وبعد بضعة أشهر، ويتعهد Comarit اكتساب فيري Comanav. تمت خصخصة Comanav مجموعة في عام 2007، وبعد اعادة شراء للدولة من قبل مجموعة CMA-CGM الفرنسية. وقد انقسمت هذه الشركة إلى قطبين: قطب وشحنة العبارة القطب. في شباط 2009، أصبحت Comarit المساهم الأكبر في Comanav بعد شراء العبارة من المجموعة الفرنسية مقابل ما يعادل 80 مليون يورو (900 مليون درهم). وفقا للمحترفين، وكانت هذه خطوة سيئة بالنسبة للفريق الذي ورث الواقع نصف دزينة أقدم القوارب وصيانة الخرف التكاليف. مع هذه الصفقة، وقد ورثت الشركة أيضا للموظفين للشركة التابعة التي تمثل أكثر من عدد الموظفين الذين يعملون في ذلك الوقت. وكانت النتائج المترتبة على هذه العملية قاتلة بالنسبة Comarit الذي شرعت في إعادة هيكلة الثقيلة والراحل الذي كان محور رئيسي تقليص. في أعقاب هذه العمليات، وعلى الرغم من وضع مالي هش، وتولت شركة بناء مقر جديد في طنجة وتركيب محطة راديو الرأس، على افتراض استثمار عدة ملايين درهم.
    وأخيرا في عام 2010، والعطاءات Comarit إلى مناقصة للسلطة ميناء الجزيرة الخضراء من خليج (APBA) أن يكون قفص الاتهام في ميناء طريفة لتشغيل خط النقل البحري “طنجة مدينة تاريفا “. الشركة الوحيدة التي تعمل في هذا الطريق حتى الآن، كانت هذه المجموعة FRS. مطلوب هذه العملية استثمارات كبيرة تتعلق تكلفة الامتياز الممنوح في قفص الاتهام لمدة 2 سنة. وعلاوة على ذلك، ضمنيا هذا التكامل اقتناء سفينتين عالية السرعة لمواجهة المنافسة من جانب القائم. اكتسبت Comarit السفينتين وبساط البراق، مقابل 10.9 مليون يورو لكل منها.
    وعلاوة على ذلك، “وقد تميز قطاع النقل البحري في المغرب بسبب ظروف السوق الصعبة في السنوات الأخيرة”، وقال مالك واحد. في منطقة البحر الأبيض المتوسط، والمغربي شركات Comarit، IMTC FRS والمغرب يواجه منافسة صعبة للغاية التي أجريت بما في ذلك أكسيونا، Balearia، ايبيريا FRS والغاز الطبيعي المضغوط، على سبيل المثال لا الرئيسي. هذه الشركات التي لديها أساطيل أكثر حداثة وفرق الراسخة، بطبيعة الحال عوامل النجاح أفضل الحمل. وبالإضافة إلى ذلك، والقطاع زارها للتكيف مع وقود ارتفاع مستمر منذ عام 2007، مضاعفة الصعوبات في تمرير مالكي السفن. وهناك سبب آخر كثيرا ما يستشهد: ثمن الطائرات ذات التكلفة المنخفضة جذابة على نحو متزايد، وقد حفز العديد من العملاء إلى تغيير العادات وسائل النقل الخاصة بهم. على أساس التغذية المرتدة من السوق، وبعض الشركات المحلية ما زالت جيدة، ولكن هي بالفعل في المنطقة الحمراء. من التالي؟

    عدم وجود عدوانية

    وComarit هل هو من أحد يلام على هذا الوضع؟ في الأساس، لا شك. ولكن في المنطقة، وهناك أصوات في انتقاد الحكومة قد تضعف الفائدة التي تعود على العلم الوطني. الاستراتيجية التي تنفذها وزير سابق التجهيز والنقل كريم غلاب التحرير تدعو من البضائع والركاب. هذا يتناقض مع “كل حالة على حدة” معالجة السياسات التي تحبذ في الوقت الذي وجه وطني للشركات الأجنبية. “من الواضح أن مواجهة المنافسة، وأصحاب السفن من المغاربة لا تزال على أنماط عفا عليها الزمن”، ويقول أحد الخبراء. وأدى هذا في الوقت نفسه ضربة قاضية لأسطول النقل البحري في البلاد التجارية التي هي في الوقت الراهن سوى 23 سفينة عندما كانت تقترب من 50 في وقت مبكر 2000s، وأكثر من ذلك في ال 80 . للاعتقاد بأن مشكلة Comarit هو نذير ما ينتظر هذه الصناعة في السنوات المقبلة.

    أيوب NAIM

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