Le “poisson du pauvre” devient le rêve du riche… Qui a volé les sardines des tables marocaines ? Des lobbies mystérieux enflamment les prix et l’État est sur le banc des accusés !

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Une vague de colère a déferlé sur les milieux populaires au Maroc ces derniers jours, après que les prix des sardines, longtemps connues comme le “poisson du pauvre”, ont atteint des sommets records et sans précédent. Le prix de la caisse a dépassé le seuil de 450 dirhams dans plusieurs ports, suscitant une grande indignation quant au sort du pouvoir d’achat des citoyens.
Le cri du citoyen : un pays avec deux mers et des sardines au prix de l’or !
Des citoyens ont exprimé leur profond mécontentement, se demandant comment un pays doté de deux façades maritimes et d’immenses ressources halieutiques peut voir le prix des sardines atteindre des niveaux qui les réservent aux riches. Beaucoup considèrent cette situation comme un mépris pour la vie du simple citoyen et une absence totale de contrôle des marchés.
Les professionnels accusent : chaos de la distribution et intermédiaires
De leur côté, les professionnels du secteur de la pêche ont reconnu que le problème est structurel et complexe, pointant du doigt le “chaos des chaînes de distribution” et la domination des intermédiaires et des spéculateurs qui contrôlent les prix à leur guise. Ils ont appelé à une intervention urgente pour réformer les marchés de gros du poisson, imposer un contrôle strict des circuits de distribution et fournir un soutien direct aux pêcheurs.
Entre l’avidité des spéculateurs et la dégradation des stocks
Alors que les associations de protection des consommateurs accusent les autorités d’inaction face à l’avidité des commerçants devenus un “État dans l’État”, certains professionnels avancent une autre explication, non moins alarmante. Ils attribuent la flambée des prix à la “détérioration progressive des stocks de poissons” due à la surexploitation et à l’absence de politiques de pêche durable, ce qui présage un avenir encore plus sombre si la situation n’est pas corrigée.
