Révolution silencieuse dans les banques marocaines… les agences disparaissent, les profits gonflent et le digital façonne l’avenir !

Ariffino.net/Exclusif

Le rapport annuel sur la supervision bancaire pour 2024, présenté par Bank Al-Maghrib, a révélé un secteur bancaire marocain solide et résilient, malgré un environnement international tendu. Le rapport met en évidence des transformations structurelles profondes, portées par la transition numérique qui a redessiné le secteur.

Les responsables de la banque centrale ont indiqué que le paysage bancaire reste dominé par les banques à capitaux locaux, qui détiennent environ 89 % du total des actifs. Cependant, le secteur est très concentré, les cinq plus grandes banques détenant 76 % du total des actifs.

Transformation numérique… Comment les banques abandonnent-elles les agences traditionnelles au profit de la technologie ?

Le rapport a montré que la numérisation a radicalement changé le réseau physique des banques. 113 agences bancaires ont été fermées en un an, ramenant leur nombre à 5 692. En revanche, le nombre de guichets automatiques est passé à 8 328, et celui des agents d’établissements de paiement a atteint 32 221. Cette tendance reflète une adaptation claire aux nouvelles habitudes des clients.

Inclusion financière… Des progrès notables mais des défis persistants, notamment l’écart entre les genres.

Le Maroc a réalisé des progrès significatifs en matière d’inclusion financière, le taux de bancarisation des adultes atteignant 58 %. Cette amélioration est en partie due au succès des comptes de paiement, dont le nombre a bondi à 13,8 millions. Le rapport note cependant la persistance d’inégalités, les femmes ne détenant que 39 % des comptes bancaires.

En termes de crédit, les prêts bancaires ont augmenté de 6,5 %, principalement tirés par les prêts à l’équipement pour les entreprises.

Les bénéfices bondissent malgré les risques… et la supervision resserre son emprise.

Le produit net bancaire (PNB) a augmenté de 16,3 % pour atteindre 68 milliards de dirhams, entraînant une hausse de 24,1 % du résultat net, qui s’élève à 15,7 milliards de dirhams. Cette solide performance a été réalisée malgré une forte augmentation du coût du risque (+38,5 %).

Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib a intensifié ses contrôles, émettant 21 sanctions (dont 11 amendes) contre des institutions bancaires, principalement pour des manquements en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBC-FT) et de gestion des cyber-risques.

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