Séisme au ministère de l’Intérieur… Caïds, pachas et élus au cœur d’un scandale de “construction anarchique”, des enquêtes révèlent des méthodes frauduleuses dangereuses !

Ariffino.net
Le ministère de l’Intérieur mène une vaste campagne contre le phénomène de la construction anarchique qui s’est aggravé dans plusieurs régions du Royaume. Des enquêtes de terrain ont révélé l’implication directe de certains agents d’autorité et élus dans la couverture ou la facilitation de ces infractions, notamment dans les régions de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi.
Complicité et dissimulation… Comment des terres agricoles sont-elles devenues des projets résidentiels et touristiques ?
Des sources informées rapportent que les rapports des commissions d’inspection du ministère ont mis en lumière un manque de coordination important, et même des cas de complicité explicite entre élus et agents d’autorité, y compris des caïds et des pachas. Ces infractions comprenaient l’octroi de permis de construire sans consulter les agences urbaines, seules habilitées à le faire. En conséquence, de nombreuses terres agricoles, en particulier dans la province de Berrechid, ont été illégalement transformées.
Faux permis et manipulation des registres… Les détails du réseau de corruption révélés par les enquêtes
Les personnes impliquées ont eu recours à diverses méthodes frauduleuses, telles que l’antidatage de permis, la distribution de permis pré-signés, et la manipulation des numéros de série des documents administratifs. De plus, des relevés aériens par drones ont révélé un grand nombre de constructions illégales pour lesquelles aucun procès-verbal d’infraction n’avait été dressé par les agents d’autorité concernés.
Le “ministère-mère” frappe d’une main de fer… Suspensions et sanctions imminentes pour les impliqués
Face à cette situation, l’administration centrale du ministère de l’Intérieur a adressé des instructions fermes aux gouverneurs. Sur la base des rapports de l’Inspection Générale de l’Administration Territoriale, plusieurs caïds suspects ont déjà été relevés de leurs fonctions, en attendant des sanctions disciplinaires et judiciaires. Ces mesures confirment la détermination du ministère à ne tolérer aucune atteinte à l’autorité de l’État dans le domaine de l’urbanisme.
