Le scandale de la “prime de la marginalisation” : comment les 5000 dirhams des enseignants des montagnes et des villages se sont-ils évaporés, et le ministère répond : “Nous étudions la situation” dans une attente sans fin !

Arifino.net/Spécial
Le sort de la prime annuelle de 5000 dirhams, promise au personnel éducatif travaillant dans les zones difficiles et reculées, reste suspendu dans l’incertitude, soulevant des questions croissantes sur le sérieux des engagements du gouvernement envers cette catégorie qui souffre depuis longtemps en silence.

Un accord au gré du vent : les “travailleurs des montagnes” attendent une compensation attendue depuis longtemps, et le ministère se contente de promesses !
Malgré les longs mois écoulés depuis la signature de l’accord du 26 décembre 2023 entre le ministère et les syndicats de l’enseignement les plus représentatifs, qui stipulait explicitement le versement de cette compensation, aucun signe de mise en œuvre de cette clause n’est apparu. Ce retard porte un coup à la crédibilité du dialogue sectoriel et laisse les hommes et les femmes de l’enseignement qui travaillent dans des conditions difficiles face à un destin incertain, s’interrogeant sur le sort d’une compensation censée leur rendre justice.

Une réponse officielle qui accroît l’ambiguïté : une “étude de terrain” sans échéance est la réponse du ministère à la souffrance des enseignants !
Dans une réponse écrite à une question parlementaire, le ministre de l’Éducation nationale a affirmé que le ministère travaille en coordination avec la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales de l’éducation et de la formation pour élaborer un plan global de versement de la prime. Il a expliqué que la fondation a chargé un cabinet d’études spécialisé de mener une “étude de terrain” pour identifier les zones bénéficiaires et établir les listes des personnes concernées. Mais la réponse ministérielle n’a fourni aucun calendrier précis pour la fin de cette étude ou le versement de la prime, ce qui fait de l’engagement une simple lettre morte aux yeux de beaucoup.

Entre “intérêt particulier” et réalité de l’attente : le gouvernement rendra-t-il justice aux hommes et aux femmes de l’éducation ?
Alors que le ministère parle de l'”intérêt particulier que le gouvernement accorde aux fonctionnaires du secteur de l’éducation”, les personnes concernées estiment que cet intérêt reste confiné aux déclarations et aux études interminables. Les craintes grandissent que cette compensation due ne se transforme en une autre promesse qui s’évapore, à un moment où les travailleurs des zones reculées attendent des mesures concrètes et tangibles qui reconnaissent leurs sacrifices et mettent fin à des années de souffrance et de marginalisation.

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