Le trésor des retraités en danger ? Une enquête révèle comment la Caisse de Retraite a investi 11 milliards de dirhams de votre argent dans des projets immobiliers géants !

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Dans une réponse officielle, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, a révélé que la Caisse Marocaine des Retraites (CMR) a injecté près de 11,12 milliards de dirhams de ses réserves dans des investissements immobiliers entre 2019 et 2024, via le mécanisme des Organismes de Placement Collectif en Immobilier (OPCI).
11 milliards de dirhams de l’argent des retraités… où sont-ils investis ?
La ministre a expliqué, en réponse à une question parlementaire, que ces investissements sont principalement dirigés vers des secteurs vitaux, avec l’achat de biens immobiliers loués à l’État dans le cadre de contrats à long terme. Ces biens comprennent des facultés de médecine, des centres hospitaliers universitaires et des administrations publiques, garantissant ainsi des flux de trésorerie stables et sécurisés pour la Caisse. Ces opérations sont gérées par sept OPCI, supervisés par l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC).
Avec des contrats à long terme avec l’État… un rendement d’investissement supérieur à 7% !
Nadia Fettah Alaoui a affirmé que ce modèle d’investissement innovant offre à la Caisse un rendement financier attractif, allant de 6,77% à 7,70% par an. Ce rendement élevé est obtenu en combinant les revenus locatifs garantis par l’État, la possibilité de financer une partie des projets par endettement, et l’ouverture du capital à d’autres investisseurs institutionnels. Selon les données officielles, le solde de la réserve des pensions civiles s’élevait à environ 58,8 milliards de dirhams à fin 2024, tandis que sa valeur de marché réelle atteignait 70,12 milliards de dirhams.
Entre garantie de profit et sécurité des réserves… des questions légitimes sur l’avenir des fonds de pension !
Bien que cette approche stratégique vise à développer les ressources de la Caisse de Retraite et à assurer sa viabilité financière, elle soulève des questions légitimes sur l’équilibre entre la recherche de rendements élevés et la nécessité de préserver la sécurité des fonds et des réserves des retraités, qui représentent leur avenir et celui de leurs familles.
