Tir groupé : Yamani lance 7 bombes sur le Conseil de la Concurrence, l’accusant de “normaliser les prix exorbitants pour les Marocains” et de servir les lobbies !

Ariffino.net/Spécial

Dans un commentaire incendiaire sur le dernier rapport du Conseil de la Concurrence concernant le marché des carburants, El Houssine Yamani, secrétaire général du Syndicat National du Pétrole et du Gaz, a adressé une série de critiques acerbes au Conseil, estimant que ses rapports éludent les questions fondamentales et contribuent à “normaliser pour les Marocains les prix exorbitants”.

“Dépassement de compétence et dissimulation des coupables” : des accusations directes contre le Conseil de la Concurrence

Yamani estime que le dernier rapport du Conseil est “inondé de données” qui ne relèvent pas de sa compétence principale, mais plutôt d’autres entités comme les douanes et le ministère de la Transition Énergétique. Il a averti que la collecte par le Conseil de données commerciales auprès des entreprises concurrentes “comporte un risque de fuite et de partage de données entre les acteurs, ce que la loi interdit”. Yamani a également vivement critiqué le Conseil pour ne pas avoir nommé les neuf entreprises qui ont admis avoir enfreint la loi sur la concurrence et conclu un accord, alors qu’il n’a pas hésité à nommer d’autres entreprises non impliquées.

Question embarrassante : pourquoi le Conseil évite-t-il de répondre sur la poursuite des infractions ?

Le leader syndical s’est interrogé sur l’absence de “la seule réponse” que les Marocains attendent : “Les entreprises condamnées continuent-elles leurs infractions ou non ?” Il a ajouté que si ces infractions persistent, le Conseil devrait appliquer des sanctions plus sévères comme le prévoit la loi, au lieu de publier des rapports descriptifs. Il a également critiqué le Conseil pour avoir évité de comparer les prix avant et après la libéralisation du marché, et pour ne pas avoir expliqué pourquoi les marges bénéficiaires des opérateurs ont plus que doublé après la décision de libéralisation.

“Police économique ou prédicateur ?” : Yamani met en doute le rôle du Conseil

El Houssine Yamani a déclaré que les Marocains attendent du Conseil, en tant qu’autorité décisionnelle, qu’il joue le rôle de “police économique” pour protéger le marché et les consommateurs, et non celui de “guide et prédicateur” visant à normaliser la situation actuelle. Il a critiqué le revirement du Conseil par rapport à sa position antérieure, qui soulignait la nécessité pour le Maroc de disposer de ses propres capacités de raffinage via une raffinerie nationale, et son refus d’aborder les impacts négatifs des prix élevés des carburants sur les coûts de production et la vie quotidienne des Marocains.

Pointer du doigt : “Le gouvernement est responsable de la cherté, pas le marché international”

En conclusion de son commentaire, Yamani a souligné que la principale cause des prix élevés des carburants n’est pas le marché international, mais “la décision de supprimer les subventions et de libéraliser les prix”. Il a insisté sur le fait que la responsabilité incombe au Chef du Gouvernement, qui “a le pouvoir d’annuler la libéralisation des prix et de les réglementer à nouveau”, considérant que c’est la véritable solution pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

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