Un géant égyptien des paiements envahit le Maroc : “Basata” prévoit d’avaler le marché avec un deal colossal et cible 10 millions de portefeuilles électroniques !

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La holding égyptienne Basata, l’une des plus grandes sociétés de services de paiement électronique en Égypte, a annoncé son intention d’entrer sur le marché marocain avant la fin de l’année en cours, une démarche qui reflète l’attractivité du secteur fintech en pleine croissance dans le Royaume.
Le Maroc, une destination d’investissement prometteuse pour la Fintech
Dans une interview avec “Asharq”, Karim Shehata, le PDG de la société, a déclaré que le choix du Maroc n’était pas fortuit, mais le résultat du développement rapide du secteur des paiements électroniques. Cette tendance est soutenue par les chiffres officiels qui indiquent que le nombre de portefeuilles électroniques au Maroc a dépassé les 10 millions à la fin de 2023, avec une croissance annuelle de 35 %, en plus de la décision du gouvernement d’obliger les commerçants à adopter les terminaux de paiement électronique à partir de 2025.
Un plan d’entrée ambitieux : acquisition ou partenariat
Shehata a expliqué que l’entrée sur le marché marocain se ferait soit par l’acquisition d’une entreprise locale existante, soit par la création d’une nouvelle entité en partenariat avec un acteur marocain. Basata mène actuellement une étude approfondie pour déterminer le montant de l’investissement nécessaire pour cette étape, qui s’inscrit dans un plan d’expansion régional plus large incluant également les marchés du Golfe.
Qui est “Basata” ? Un géant égyptien aux ambitions régionales
Fondée en 2022 suite à la fusion de “Masary” et “Bee”, Basata est aujourd’hui l’un des principaux acteurs du marché égyptien, traitant environ 3 millions de transactions par jour, pour une valeur totale de 100 milliards de livres égyptiennes en 2024. Ses actionnaires comprennent des entités majeures comme Vodafone Egypt et B Investments Holding. La société a déjà entamé son expansion régionale en augmentant sa participation dans la société jordanienne MadfooatCom à 25 %, et prévoit une introduction en bourse sur un marché arabe l’année prochaine pour financer sa croissance future.
