Une alliance sino-marocaine suscite la controverse… Un accord majeur pour la formation d’ingénieurs textiles provoque la colère de la plus grande organisation professionnelle du secteur, voici tous les détails !

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Un accord de partenariat stratégique récemment signé entre l’École Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement (ESITH), le géant de l’investissement chinois “Sunrise” et l’Université de Donghua en Chine a déclenché une vive controverse au sein du secteur textile marocain, l’Association Marocaine des Industries du Textile et de l’Habillement (AMITH) ayant exprimé son rejet catégorique de cette initiative.
L’accord, signé en présence de délégations chinoises de haut niveau, vise à renforcer la formation en ingénierie textile au Maroc pour répondre aux exigences du marché, notamment avec l’entrée du nouvel investisseur chinois sur le marché marocain.
Un partenariat ambitieux… mais !
Le premier accord, conclu entre l’ESITH et l’Université de Donghua, prévoit le lancement d’un programme de double diplôme en ingénierie d’une durée de quatre ans (deux ans au Maroc, un an à Shanghai et une dernière année d’application en entreprise). Le second accord lie directement l’école au groupe “Sunrise” et prévoit la création d’un laboratoire commun de recherche et développement, l’organisation de sessions de formation spécialisées, l’octroi de bourses aux étudiants méritants, ainsi que la facilitation des échanges universitaires et professionnels.
Pourquoi l’AMITH est-elle en colère ?
Malgré les grandes ambitions de ce partenariat, il a été vivement critiqué par l’Association Marocaine des Industries du Textile et de l’Habillement. L’association a jugé cet accord “inacceptable”, avertissant qu’il pourrait ouvrir la voie à une “domination d’un modèle étranger” sur le système national de formation dans un secteur stratégique. L’AMITH s’est dite préoccupée par le fait que cette initiative “sape la capacité du système national à définir ses propres priorités pédagogiques et ses normes de compétence et de qualité dans le domaine de la formation des ingénieurs textiles”, soulevant de profondes questions sur l’avenir de l’autonomie de la formation dans ce secteur vital.
