Échec des barrières douanières… une “invasion” turque silencieuse inonde les marchés marocains et expose un dangereux déficit commercial structurel !

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Selon des données récentes de l’Association des exportateurs turcs (TIM), le Maroc est devenu la première destination des exportations turques en Afrique au premier semestre de cette année, avec une valeur totale de 1,8 milliard de dollars. Ce chiffre, qui équivaut à lui seul au total des importations pour toute l’année 2020, révèle l’échec des mesures protectionnistes mises en place par le Maroc pour freiner un déficit commercial chronique.
1,8 milliard de dollars en 6 mois… le “mur de protection” douanier marocain s’effondre face aux produits turcs
Bien que le Maroc ait appliqué des droits de douane allant jusqu’à 90% sur de nombreux produits turcs suite à la révision de l’accord de libre-échange en 2020, ces mesures n’ont pas réussi à endiguer le flux de marchandises. Des économistes affirment que cette situation reflète un déséquilibre structurel plus profond. L’économiste Badr Zaher El Azrak a déclaré à Hespress que “le déficit commercial est devenu structurel dans les relations commerciales du Maroc avec tous les pays liés par des accords de libre-échange”.
Un économiste explique les causes : les entreprises marocaines dans une “zone de confort” et l’échec des mécanismes de soutien à l’exportation
El Azrak explique ce déséquilibre par plusieurs facteurs, notamment “la tendance des entreprises marocaines à rester dans leur zone de confort en se concentrant sur le marché européen familier”. Il estime que les incitations étatiques pour soutenir les exportations “n’ont pas donné les résultats escomptés” et que la prédominance des PME, qui manquent de capacité d’exportation, aggrave le problème.
“Améliorer la compétitivité est la solution”… un autre expert prévient : le citoyen paiera le prix de toute nouvelle taxe
De son côté, l’économiste Youssef Guerraoui Filali soutient que “les produits turcs connaissent une forte demande au Maroc”. Il affirme que “le véritable enjeu est d’améliorer la compétitivité des produits marocains pour renforcer leur présence sur le marché turc”. Il conclut que toute mesure douanière supplémentaire “ne dissuadera pas les entreprises d’importer ce dont elles ont besoin, et au final, c’est le citoyen marocain qui en supportera le coût”.
