Étrange paradoxe marocain… 22,6 millions de cartes bancaires dans les poches des Marocains, mais le “cash” reste roi !

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Le dernier rapport annuel de Bank Al-Maghrib sur la supervision bancaire a révélé un paradoxe frappant qui reflète le comportement financier des Marocains. Alors que le nombre de cartes bancaires augmente de manière significative, les transactions en espèces restent largement dominantes dans les transactions quotidiennes.
22,6 millions de cartes… Un chiffre énorme qui cache une dure réalité !
Le rapport a révélé que le nombre de cartes bancaires en circulation dans le royaume a atteint 22,6 millions en 2024, soit une augmentation notable de 12 % par rapport à l’année précédente. Cependant, ce chiffre important cache le fait que la majorité de ces cartes ne sont pas utilisées pour des paiements directs.
“Le cash est roi”… Pourquoi 86 % des opérations sont-elles encore de simples retraits d’espèces ?
Les données montrent que les retraits d’espèces aux guichets automatiques ont représenté 86 % de toutes les opérations par carte bancaire, ce qui confirme la domination continue des espèces dans la culture de paiement des citoyens, malgré les efforts déployés pour encourager l’utilisation des moyens de paiement électroniques et des services numériques. Ce chiffre ne représente qu’une légère baisse par rapport aux 88 % enregistrés en 2023.
La bataille de Bank Al-Maghrib contre le “cash”… La stratégie “M-Wallet” et les nouvelles réformes réussiront-elles ?
Pour tenter de changer cette réalité, Bank Al-Maghrib a confirmé qu’elle avait lancé une réforme complète du cadre réglementaire des établissements et services de paiement. Cette stratégie vise à dynamiser l’écosystème des paiements numériques, en particulier dans les zones rurales, et à réduire la dépendance à l’égard des espèces. Ces mesures s’inscrivent dans le prolongement des réformes précédentes, notamment l’ouverture du marché aux établissements de paiement en vertu de la loi bancaire de 2014 et le lancement de la solution de paiement mobile “M-Wallet” en 2018. La banque centrale a réaffirmé son engagement à soutenir un écosystème de paiement concurrentiel qui favorise l’inclusion financière et réduit la domination des espèces dans l’économie nationale.
