Scandale des chiffres officiels : un rapport secret du Conseil de la Concurrence révèle comment les compagnies pétrolières volent les poches des Marocains avec des marges bénéficiaires obscènes !

Ariffino.net/Spécial
Au milieu de la controverse publique croissante sur ce que beaucoup décrivent comme les “profits exorbitants” des sociétés de distribution de carburants, un nouveau rapport du Conseil de la Concurrence vient jeter un pavé dans la mare, révélant avec des chiffres précis un écart inquiétant entre les prix des carburants sur les marchés internationaux et ceux appliqués aux consommateurs marocains.
Un rapport officiel expose la vérité : manipulation des prix dans les stations-service
Selon le rapport, qui couvre le premier trimestre 2025, les prix internationaux des carburants raffinés ont connu de légères fluctuations, avec une baisse de 7 centimes par litre pour le gazole et de 33 centimes pour l’essence. Mais ces baisses n’ont pas profité aux consommateurs ; dans les stations-service au Maroc, le prix du gazole n’a baissé que de 3 centimes, tandis que celui de l’essence a augmenté de 4 centimes, montrant une déconnexion évidente entre le marché international et le marché local.
De 6 à 10 dirhams : le parcours du “gazole” qui révèle des profits énormes
Le rapport du Conseil de la Concurrence fournit une ventilation financière frappante qui révèle l’ampleur des marges. Le prix international moyen du gazole s’est stabilisé à 6,14 DH le litre, mais son coût d’achat par les distributeurs locaux atteint 8,72 DH, pour ensuite fixer un prix de cession (avant la marge des stations) à 10,02 DH. Il en va de même pour l’essence, dont le prix international était de 5,64 DH, alors que son coût d’achat local a atteint 9,73 DH, et son prix de cession 11,73 DH, ce qui montre l’existence de marges bénéficiaires importantes à chaque étape.
Absorption des baisses du marché : comment les entreprises maintiennent-elles leurs marges ?
Le Conseil de la Concurrence explique le mécanisme par lequel les entreprises préservent leurs profits. Par exemple, lorsque le prix international de l’essence a baissé de 33 centimes, les entreprises n’ont réduit le prix de cession que de 13 centimes, ce qui signifie qu’elles ont “absorbé” une différence de 20 centimes comme profit supplémentaire au lieu de la répercuter sur le consommateur. Bien que le prix de cession du gazole ait connu une légère baisse, la marge bénéficiaire globale reste suffisamment élevée pour soulever des questions.
Une ambiguïté persistante : des appels à un contrôle strict pour protéger les consommateurs
Le rapport note que les entreprises pourraient justifier ces écarts par la nature de leurs contrats d’approvisionnement et les coûts logistiques, mais il souligne que ces justifications n’expliquent pas entièrement l’ampleur des marges. Le rapport conclut que les ajustements de prix effectués par les entreprises ne reflètent pas directement et équitablement les changements internationaux, ce qui soulève à nouveau des questions sur la transparence des prix dans un secteur vital. Les observateurs estiment que ces données officielles placent le gouvernement et les organismes de réglementation devant la responsabilité de renforcer les mécanismes de contrôle pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens.
