NADOR: LE REDÉPLOIEMENT DES ENSEIGNANTS PIÉTINE ENCORE

CE SONT LES ÉLÈVES QUI PAIENT LES PRISES DE POSITION DES UNS ET DES AUTRES
Les premiers à pâtir de cet embrouillamini de redéploiement, mal géré par le département de tutelle, sont les écoliers. Dans certaines écoles en manque de professeurs, les élèves sont entassés dans des classes atteignant jusqu?à 54 personnes
Le sureffectif des élèves par classe a une influence décisive sur leur réussite scolaire. Toutefois, au niveau de la délégation du ministère de l?Enseignement à Nador, ce phénomène n?est pas dû au manque d?infrastructures ou du sous-effectif des enseignants. Des dizaines d?instituteurs refusent d?exercer en dehors de leurs écoles d?affectation d?origine même s?ils sont en surnombre. Selon des sources concordantes, leur nombre oscille entre quatre et dix enseignants de plus, dans des établissements à Nador, Zeghanghane, Zaio, Salouane ou à El Aroui, alors que plusieurs matières au niveau du collège ne sont pas enseignées. Et de surcroît, cela pénalise les élèves du monde rural qui n?ont pas encore retrouvé le rythme d?une année scolaire normale. A elle seule, Nador a besoin d?une soixantaine d?instituteurs au niveau du primaire pour assurer un apprentissage en bonne et due forme. Et le comble, des dizaines d?enseignants refusent leurs redéploiements dans les écoles qui se trouvent, parfois, à quelques encablures de leurs établissements initiaux. Un constat généralisé sur toutes les agglomérations de la Province. Et vu le sous-effectif des enseignants certains directeurs «tassent» le plus grand nombre d?élèves possible dans une seule classe. Du coup, les classes en sureffectif, allant parfois jusqu?à 54 élèves, sont légion. Le phénomène s?aggrave au niveau du monde rural notamment pour les classes regroupées en «Secteurs scolaires» (ou classes satellites). Les objectifs préconisés par la Charte nationale de l?éducation, pour ce qui est de la généralisation de la scolarisation primaire au niveau du monde rural, ne sont pas respectés. La situation a empiré par la mauvaise application de la note ministérielle 97 qui au lieu de résoudre le problème des redéploiements l?a aggravé. Exemple: un instituteur monolingue (d?arabe) ne bénéficie pas de son ancienneté dans le cas de redéploiement ou d?affectation «pour intérêt», par rapport à un instituteur bilingue. Conséquence, les enseignants affectés à des postes vacants refusent de rejoindre leurs nouveaux établissements scolaires. Et aucune sanction n?a été prise pour les dissuader. Le service concerné par la gestion de l?effectif des enseignants et leur redéploiement, est aux abonnés absents. De plus, les réunions avec les inspecteurs ou certains délégués syndicaux n?apportent aucune solution. Ces derniers se braquent sur des dossiers qu?ils défendent à l?avance. A tel point que certains enseignants syndiqués sont intouchables. C?est le revers d?une gestion participative.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI
La situation de ce fleau est pire encore a la délégation doujda .auniveau de la délégation de nador on gére le manque des enseignants et au niveau de celle doujda on gere le sureffectif.je croix que lacadémie est responsable car chaque année un nombre élevé de prof qui rejoignent oujda par lppui de directeur de lacademie en personne avec la participation de quelque syndicats qui ont eux meme des listes de prof pour les expatrier a la délégation doujda.Et le perdant est tjes c est lèlève nadori