La chute d’un empire hôtelier au maroc… La justice poursuit le propriétaire sur ses biens personnels pour des dettes de 10 milliards !

Ariffino.net/spécial
Dans une décision de justice marquante, le Tribunal de Commerce d’Agadir a étendu la procédure de liquidation judiciaire du célèbre hôtel “Caribbean Village Agador” pour inclure les biens personnels de son propriétaire et gérant, l’homme d’affaires Isaac Ohayon, un précédent qui reflète un durcissement de la justice quant à la responsabilité des dirigeants en cas de faillite.
Un verdict judiciaire sévère… La responsabilité personnelle du propriétaire au cœur de la faillite
En vertu du jugement, Isaac Ohayon est désormais tenu de régler une partie des dettes de sa société hôtelière, “Oued Sahara”, sur ses fonds propres et de manière solidaire. De plus, il a été déchu de ses droits commerciaux pour une durée de cinq ans, lui interdisant de créer ou de gérer toute société commerciale pendant cette période, un coup dur pour sa carrière.
Du sommet à l’effondrement… L’histoire d’un hôtel prestigieux noyé par les dettes et la pandémie
L’hôtel “Caribbean Village Agador” était l’un des établissements les plus en vue d’Agadir, avec plus de 400 chambres et fonctionnant sur le modèle “All inclusive” pour attirer les touristes européens. Cependant, l’établissement est entré dans une spirale de difficultés financières il y a des années, aggravée par la pandémie de Covid-19, accumulant des dettes massives dépassant 100 millions de dirhams (10 milliards de centimes), réparties entre arriérés d’impôts, dettes fournisseurs et salaires impayés.
Une vente aux enchères à l’horizon… Quel avenir pour le “Caribbean Village” et les biens de son propriétaire ?
La décision de liquidation ouvre la voie à la saisie de tous les actifs de la société, et potentiellement d’autres biens personnels d’Ohayon. Les professionnels du tourisme à Agadir attendent de voir les prochaines étapes, une vente aux enchères de l’hôtel étant probable pour tenter de couvrir une partie des dettes colossales, ce qui pourrait marquer la fin d’une ère pour l’un des hôtels les plus célèbres de la ville.
