La guerre du “burkini” s’enflamme… Une organisation de défense des droits de l’homme lâche une bombe : interdire les femmes voilées des piscines relève du “harcèlement sexuel” et d’une violation de la Constitution !

Ariffino.net/Exclusif

Le débat sur l’interdiction faite aux femmes voilées d’accéder à certaines piscines d’hôtels s’est intensifié. Le Centre pour la protection des droits sociaux et des stratégies de développement a annoncé avoir déposé une plainte officielle auprès du Conseil national des droits de l’homme, qualifiant ces pratiques de violation grave des libertés pouvant aller jusqu’au harcèlement sexuel.

Violation de la Constitution… L’affaire du “burkini” devant le Conseil national des droits de l’homme !

Le Centre a fondé sa plainte sur des témoignages de terrain et des informations médiatiques, ainsi que sur une question écrite adressée par la députée Nadia El Kansouri à la ministre du Tourisme. Le Centre a estimé que ces pratiques constituent une “violation claire des libertés constitutionnelles” et une violation flagrante des principes d’égalité et de non-discrimination garantis par les articles 6 et 19 de la Constitution marocaine, d’autant plus que le préambule de la Constitution affirme la lutte contre toutes les formes de discrimination.

Discrimination explicite et harcèlement sexuel… De graves accusations contre les hôtels interdisant !

Le communiqué a souligné que ces actes visent l’essence de la liberté vestimentaire et de croyance, et constituent une discrimination flagrante à l’encontre des femmes marocaines en raison de leurs choix. Le Centre a averti que l’interdiction est souvent appliquée de manière humiliante au bord de la piscine, et non à l’entrée de l’hôtel, ce qui peut conduire à des interventions physiques inappropriées de la part du personnel, des actes qui pourraient, selon le communiqué, relever du “harcèlement sexuel et de l’atteinte à la vie privée”.

“Un risque pour la santé”… Un prétexte fallacieux ou une discrimination intentionnelle ?

Le Centre a réfuté les justifications avancées par certains établissements hôteliers, qui prétendent que le “burkini” présente un risque pour la santé ou transmet des infections, affirmant qu’elles ne reposent sur aucune base scientifique crédible. Il a souligné le paradoxe de permettre aux hommes de porter des shorts de bain longs fabriqués dans les mêmes matériaux sans aucune objection, ce qui révèle la nature discriminatoire de la décision.

Appel à un code de conduite national… L’État interviendra-t-il pour mettre fin à la “guerre des vêtements” dans l’espace public ?

Le Centre a estimé que ce débat révèle une crise plus profonde liée à la tentative d’imposer un modèle culturel uniforme qui ignore le pluralisme de la société marocaine. Il a appelé à l’élaboration d’un code de conduite national contraignant pour le secteur du tourisme, qui garantirait à tous les citoyens de bénéficier des services sans discrimination. Le Centre a conclu en exhortant les institutions de l’État à intervenir d’urgence pour assurer le respect des droits et libertés, et pour préserver la dignité et les spécificités culturelles et religieuses des citoyens marocains.

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  1. Les mots “Discrimination” et “Harcèlement” ne sont pas trop forts pour qualifier cette immonde injustice. Il est impératif de combattre tout ce qui conduit au rejet et à l’exclusion. Une société recourant à ce type de pratique avoue de facto son extrême fragilité et sa petitesse ! … L’intégrisme laïc est aussi inacceptable que l’intégrisme religieux !

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