Le paradoxe flagrant : le Maroc trône sur cette substance dangereuse dans le monde arabe !

Ariffino.net

Dans un paradoxe énergétique frappant, des données récentes ont révélé que le Maroc reste le plus grand consommateur de charbon du monde arabe, malgré ses avancées rapides dans le domaine des énergies renouvelables et son retrait notable des futurs projets de charbon.

Le trône du charbon… un leadership arabe controversé
Selon une analyse de la plateforme spécialisée “Attaqa”, le Maroc a consommé 0,27 exajoules de charbon en 2024. Bien que ce chiffre représente une baisse de 9,3% par rapport à l’année précédente, il maintient le Royaume en tête du classement arabe avec une large avance, les Émirats arabes unis arrivant en deuxième position (0,11 exajoule) et l’Égypte en troisième (0,07 exajoule). L’étude note que le Maroc est le seul pays arabe où le charbon conserve une position structurellement dominante dans la production d’électricité, un héritage d’une ancienne stratégie qui est progressivement abandonné.

La transition verte… les vents du changement soufflent sur le secteur de l’électricité
Face à ce leadership dans la consommation de charbon, le paysage énergétique marocain présente une autre facette, plus lumineuse. La part du charbon dans le mix électrique national est tombée à 59,3 %, son plus bas niveau depuis 2017. Parallèlement, l’énergie éolienne continue sa forte progression pour représenter désormais 21,23 % de l’électricité produite. Ce rythme s’accélère avec l’annonce par le Maroc de l’annulation de futurs projets de charbon d’une capacité de 1,67 GW et de la fermeture d’installations existantes de 165 MW, rejoignant ainsi d’autres pays arabes comme l’Égypte et les Émirats arabes unis qui ont abandonné des projets massifs d’énergie au charbon.

Un avenir contradictoire… entre engagements climatiques et héritage du passé
Le Maroc vit donc au milieu d’une transition énergétique complexe, s’efforçant de concilier ses engagements climatiques internationaux avec la réalité de ses infrastructures héritées. Alors que les experts confirment que cette transition reflète un changement progressif des priorités vers des sources d’énergie propres, le défi de se sevrer complètement de la dépendance au charbon reste considérable, compte tenu des obstacles techniques et financiers qui subsistent.

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