Laftit frappe d’une main de fer.. L’ère du laxisme est terminée et les communes affrontent directement le ministère de l’Intérieur.. voici le sort des projets fantômes !

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Le ministère de l’Intérieur a décidé de mettre fin à ce qu’il qualifie de “dérives financières” des collectivités territoriales, annonçant une nouvelle orientation qui impose aux conseils élus de présenter des budgets plus réalistes, axés sur les engagements nécessaires et les dépenses prioritaires, et de cesser les estimations de recettes gonflées et les projets bloqués.
Budgets fictifs et projets à l’arrêt.. Les rapports noirs qui ont fâché la “mère des ministères” !
Selon des sources bien informées, l’administration centrale du ministère prépare une circulaire officielle qui sera bientôt diffusée via les walis et gouverneurs aux présidents de communes, afin de mettre fin à l’ère des budgets irréalistes basés sur des recettes fictives. Ces nouvelles directives s’appuient sur une série de rapports de la direction des finances des collectivités locales, qui ont révélé de graves dysfonctionnements dans la gestion budgétaire, notamment des estimations de recettes hasardeuses, des surestimations délibérées, ainsi que des dépenses non prioritaires.
Pas de place pour les dépenses de confort.. Instructions strictes pour rejeter les projets !
Le ministère de l’Intérieur insiste désormais sur la nécessité de recentrer les budgets communaux sur l’essentiel. Les élus locaux sont tenus de donner la priorité absolue aux dépenses obligatoires, notamment le remboursement des dettes, le paiement des amendes judiciaires et la contribution aux programmes nationaux de santé et de solidarité. Cette rigueur a commencé à être appliquée sur le terrain, où plusieurs walis et gouverneurs, notamment dans la région de Casablanca-Settat, ont commencé à rejeter des projets et des budgets présentés par des conseils communaux pour cause d’incohérence ou de dépenses de “confort” non conformes à la politique d’austérité de l’État.
Bras de fer.. Laftit parviendra-t-il à imposer la discipline financière aux présidents de communes ?
Plusieurs présidents de communes ont été surpris par le refus de leurs projets à la veille du lancement de leurs marchés. Des dépenses telles que la location de véhicules ou l’achat d’équipements non liés à des besoins urgents comme la lutte contre la sécheresse ont été scrutées à la loupe. Cette situation a créé un bras de fer entre le ministère de l’Intérieur et certains présidents de communes qui peinent à faire valider leurs budgets, ce qui confirme la ferme volonté de l’État de restaurer la discipline financière au niveau local, conformément à la loi organique 113-14 qui soumet les finances des communes au contrôle des cours régionales des comptes et à un audit annuel obligatoire.
