Scandale à Casablanca : des barons bâtissent des “empires industriels” secrets sur des terres agricoles avec une complicité dangereuse !

Ariffino.net/Spécial
Des rapports confidentiels ont révélé l’existence d’un vaste réseau d’unités industrielles illégales construites sous le couvert de fausses licences agricoles dans la périphérie de Casablanca. Alors que la wilaya de la région de Casablanca-Settat intensifie les contrôles, l’implication de personnalités influentes dans la construction d’usines clandestines, défiant des jugements de démolition définitifs et bénéficiant de complicités locales, apparaît au grand jour, en violation flagrante de la loi et de l’environnement.
Fausses licences agricoles : un paravent pour des activités industrielles interdites
Nos sources ont appris que la wilaya de la région de Casablanca-Settat a récemment envoyé des rapports urgents aux autorités provinciales, notamment à Berrechid et Médiouna, concernant de graves détournements de licences agricoles. Ces licences ont été utilisées par des acteurs influents pour construire illégalement des unités industrielles de petite et moyenne taille, certaines exerçant des activités formellement interdites comme la fabrication de sacs et de produits en plastique. Les rapports confirment que de nombreuses licences, initialement délivrées pour la construction d’entrepôts agricoles, ont été utilisées pour contourner les administrations, malgré des jugements définitifs ordonnant leur annulation et la démolition des bâtiments.
Des décisions de justice lettre morte… et une complicité suspecte
Ces nouvelles alertes sont basées sur des plaintes de victimes, étayées par des correspondances du ministère de l’Intérieur soulignant la nécessité de mettre fin au préjudice résultant de la non-exécution des décisions du tribunal administratif qui avaient annulé les permis de construire utilisés pour ériger des usines clandestines dans des douars de la province de Berrechid. Bien que des jugements aient annulé ces permis, délivrés par des présidents de communes, avec de lourdes astreintes et des ordres de démolition, ils sont restés lettre morte. Les enquêtes révèlent l’implication de certains élus locaux, avec la découverte d’usines entièrement équipées, raccordées au réseau électrique subventionné sous couvert d’activité agricole.
Les “barons” de l’informel profitent des vacances… et trois foyers principaux révélés
Face à cette situation, les gouverneurs des provinces voisines de Casablanca ont donné des instructions fermes aux caïds, les mettant en garde contre toute collusion. Les enquêtes ont identifié trois principaux pôles de production de sacs en plastique interdits : la zone industrielle de Moulay Rachid à Casablanca, le douar Oulad Hadda dans la commune de Sidi Hajjaj Oued Hassar, et la zone “Lamsâada” dans la commune de Tit Mellil. Les rapports accusent certains “barons” du secteur informel de profiter des vacances d’été des responsables de l’autorité pour obtenir des permis de construire et de rénovation factices auprès de responsables communaux, avant de lancer des chantiers clandestins sur des terres agricoles.
