sept condamnés pour trafic de drogues entre Nador et la France

Jusqu’à 6 ans de prison prononcés par le TGI de Marseille
La marine nationale traque depuis quelques années ces bateaux utilisés par les trafiquants de drogue.
Photo Maxppp
journal laprovence/france
Plus de 200 bateaux attendent chaque jour dans la lagune marocaine de Nador. Alors, pourquoi pas… Pourquoi ne pas embarquer sur l’un d’eux et quitter cette vie de misère pour rejoindre enfin l’Europe. Et tant pis si à bord plus de 2 tonnes de résine de cannabis, destinées à la région parisienne, ont été dissimulées à la va-vite dans des bidons d’essence. Mais, le 1er juillet 2008, le voyage de six jeunes marocains a vite tourné court.
Alors que les quatre moteurs de 200 CV de leur semi-rigide de 12 mètres fendaient les vagues de la mer d’Alboran, entre le Maroc et l’Espagne, un avion de la marine nationale les prenait en chasse. Mais hors de question pour le “go fast” de ralentir. Malgré les coups de feu qui la visaient, l’embarcation poursuivait sa route et s’allégeait de plusieurs colis en les jetant par-dessus bord. Finalement, le bateau était stoppé, les six Marocains interpellés et plus d’une tonne de cannabis restée sur le bateau saisie. Le tout était remis entre les mains de la brigade des stups de la DIPJ de Marseille et une information judiciaire était confiée à un magistrat de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs).

L’affaire aurait pu en rester là si on ne s’était pas “inquiété” du côté de la région parisienne. Intrigué de ne pas voir arriver sa marchandise, d’une valeur tout de même de 650 000 euros, Touafik Harnafi avait commis l’imprudence de prendre des nouvelles en contactant une “connaissance” détenue à la maison d’arrêt des Baumettes. Comme souvent, le téléphone, entré en toute illégalité, avait été placé sur écoute… et forcément, Harnafi a été interpellé. “Un coup de chance” pour l’accusation qui pense, pour une fois, tenir “le commanditaire”. “Non, une simple mouche de coche”, pour son conseil. Au mieux, “le représentant des commanditaires”.
À la barre du tribunal correctionnel de Marseille, Harnafi préférera la qualification, plus modeste, “d’intermédiaire”. “J’assurais la transmission d’informations”, lâche-t-il. Entre des “connaissances marocaines” qui avaient la drogue et des Parisiens qui avaient de l’argent… Lui, au passage, se prenait une petite commission de 10000€. “Vous étiez donc chargé de trouver des clients”, résume la présidente Faglin. Voilà! Pas plus, pas moins. “Le massacre judiciaire est souvent accolé à des idées reçues, met en garde son conseil, Me Cohen-Seban. Vous avez eu de la chance de le trouver mais il ne faut pas abuser en lui faisant porter le chapeau”. Harnafi a écopé de 6 ans de prison. Les six “skippers” ont été condamnés à 4 ans et demi.

‫4 تعليقات

  1. je pense que l’article aurais été meilleur si vous aviez fait un effort de le traduire en arabe car comme ca vous négligez un vaste public qui trouve des difficultés à décoder la langue de Molière et merci.
    une remarque le titre est ecrit en arabe…….. .

  2. je pense que l?article aurais été meilleur si vous aviez fait un effort de le traduire en TAMAZIGHT car comme ca vous négligez un vaste public qui trouve des difficultés à décoder la langue de Molière et merci.

  3. POUR ARIFI :si le texte est traduit en TAMAZIKHT personne ne va le comprendre donc en langue moliere c mieux et les gens n’auront pas de difficultés a le lire et mercii

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